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Le Point G

point g


Nous l’affirmons haut et fort : le point G existe !!


Désolé de contredire ainsi tant d’études scientifiques qui le dénigrent et nous expliquent que tout ceci est dans notre tête*. Désolé aussi de contredire toutes ces personnes qui sous prétexte de ne pas le trouver décrètent tout simplement que son existence relève du fantasme. Et désolé enfin, mais oui, les femmes ont un panel de zones érogènes et d’orgasmes impressionnants, et nous on adore cette idée !!

 

Le point G existe bel et bien tout simplement car c’est un organe que toutes les femmes ont, au même endroit. Le fruit du hasard vous a peut-être déjà fait tomber dessus, peut-être l’avez-vous effleurer sans savoir que c’était lui, peut-être passez-vous régulièrement devant mais il est endormi. Mais il existe et il ne fait pas qu’exister, il est aussi capable de nous donner un plaisir troublant et époustouflant.

Pour la petite histoire, le point G est source de fascination et étudié depuis 600 ans avant JC. « Découvert » et identifié comme prostate féminine en 1672 par l’anatomiste De Graaf, ce n’est qu’en 1950 que le bon docteur Ernest Grafenberg le rebaptise tout simplement point G (de son nom) suite à une étude scientifique très poussée sur le sujet.

 

Le souci avec le point G c’est que l’on cherche un point minuscule et magique niché dans un recoin du vagin qui soit disant en l’effleurant nous ferait perdre connaissance. Là, on est dans le fantasme absolu !! En réalité, puisque le point G est la prostate féminine et que TOUTES les femmes en ont une, alors toutes les femmes ont un point G. Anatomiquement parlant, la prostate féminine se trouve sur la face antérieur du vagin. Facilement reconnaissable au toucher, l’intérieur du vagin étant relativement lisse, elle est identifiable par son aspect spongieux, un peu comme une crête de coq. Elle se situe à environ 2/3 centimètres de l’entrée du vagin, derrière le clitoris donc, et s’étend sur plusieurs centimètres de longueur. Il s’agit d’une zone particulièrement sensible du tissu spongieux péri-utéral, encore une fois, équivalent féminin de la prostate masculine. Le point G, amas de glandes et de nerfs, serait également relié au corps du clitoris, il correspondrait même selon certaines recherches récentes à la partie immergée du clitoris. Le clitoris ne se réduit en effet pas au petit capuchon qui surmonte la vulve. Le clitoris a la même taille que le pénis et s’enfonce profondément, le long de la paroi du vagin.

 

L’interrogation porte sur le fait que la prostate féminine en tant que telle, n’a pas d’utilité comme celle chez l’homme, il est donc plus simple pour les spécialistes de dire qu’elle n’existe pas chez la femme. En revanche, dire cela à une femme équivaut à dire à un homme que sa prostate est un mythe, et que son éjaculation est très certainement de l’urine !! Quant à la taille du point G, elle varie d’une femme à une autre. C’est aussi sa stimulation qui va le faire plus ou moins grossir. Sachant que plus il est apparent « au repos » plus son volume va croître avec l’excitation.

 

Cependant la difficulté avec cette zone, c’est qu’il faut la trouver et parfois même “l’activer”. Au fur et à mesures de sa vie sexuelle on découvre et redécouvre son corps à chaque nouveau(elle) partenaire, (il peut également suffire d’un changement de régime alimentaire ou d’une maternité) et ainsi des parties du corps qui jusque là ne semblaient que très médiocrement innervées peuvent brusquement être mise sous tension. On réalise alors le potentiel de sensations de notre corps et surtout de notre peau. La sexologue Beverly Whipple, qui a popularisé l’existence du point G en 1981, dit : “On ne naît pas avec un point G, on le trouve”. Tout comme l’orgasme, le plaisir procuré par le point G est le fruit d’un entrainement, d’un progressif apprivoisement du corps et surtout … du hasard. Il peut vous tomber dessus à la faveur d’une pénétration manuelle ou pénienne. Vous pouvez le trouver vous-même en tâtonnant. Vous pouvez en augmenter la puissance et en jouer comme d’un instrument…

 

Le point G est sensible à la pression et au massage : le moyen le plus simple de le stimuler est d’introduire un doigt, ou deux de préférence, ou un sextoy relativement court et idéalement incurvé, dans le vagin. Un doigt seul peut être douloureux car le point G n’est pas un point donc mais une zone particulièrement sensible de tissus spongieux et de glandes, qu’on compare volontiers à un œuf, ou une grappe. On la stimule par pression appuyée, en reproduisant le geste « viens ici », ou par massages concentriques. Alors le tissu érectile du point G se gorge de sang par l’excitation et gonfle. Les "gouttières" réparties de part et d’autre du point G sont aussi à stimuler simultanément avec deux doigts. La sensation pré-orgasmique est si unique que certaines ne l’apprécient pas, on ne peut la comparer qu’à une intense excitation combinée à une pressante envie d’uriner, et elle est si aiguë qu’il est difficile de la situer entre douleur et plaisir.

Contrairement à un orgasme clitoridien, qui apporte une sensation de non satiété et donne une sensation de décharge électrique, celui du point G épuise, apaise et suscite une sensation de plénitude absolue.

Lorsque la sensation d’excitation monte intensément, mais qu’au même moment, alors que l’on se lâche et s’abandonne de plus en plus au plaisir, nous titille une terrible envie d’uriner … abandonnez-vous davantage encore car c’est ça le signal d’arrivée de l’orgasme du point G et donc de sa sacro sainte éjaculation qui va de pair. Alors que l’on a tout naturellement le réflexe de se contracter pour éviter d’uriner et de vivre ainsi le plus grand moment de solitude de sa vie auprès de son/sa partenaire, on passe à côté de cet orgasme magique. Sachez donc que, techniquement parlant, vous ne pouvez uriner au moment d’un orgasme (tout comme les hommes !!). Alors abandonnez-vous et laissez-vous aller à ce moment-là et vous serez surprise de découvrir qu’il se passe encore des choses de l’autre côté du miroir.

 

Cet orgasme en plus d’être puissant et intense, s’accompagne donc de ce que l’on appelle l’éjaculation féminine. Initialement les « éjaculations féminines » ne sont pas hyper présentes dans l’imaginaire sexuel des filles, surtout parce que l’on en a très peu entendu parlé ou alors suffisamment en tant que « femme fontaine » s’apparentant dans l’imaginaire collectif, à un vrai phénomène de foire plutôt flippant. Alors pour celui ou celle, novice en la matière, qui déclenche cela, il a l’impression d’avoir trouvé le Graal !! En fait, l’éjaculation féminine ou l’eau des « femmes fontaines » est très proche du liquide séminal, et est sécrétée par les glandes de Skene. Il ne s’agit donc ni d’urine, ni de cyprine, mais d’un liquide translucide produit par la prostate féminine. Et la bonne nouvelle c’est que toutes les femmes (sauf cas particulier) ont la capacité physique d’éjaculer. Quel intérêt me direz-vous ? Aucun, sauf celui de prendre encore et encore plus de plaisir, de découvrir de nouvelles expériences et de faire pourquoi pas des concours de jet !! Quoi, maintenant qu’on sait qu’on éjacule on a bien le droit nous aussi de jouer à des jeux puériles.

 

La stimulation du point G est subtil, et ses orgasmes d’une intensité incroyable. C’est une longue stimulation précédé de préliminaires tout aussi long et donc d’un degré d’excitation suffisamment important pour arriver au Graal. Mais le Graal existe bel et bien !! Ainsi, quel dommage que ce point miraculeux soit si régulièrement discrédité par des études trop médicalisées ou trop intellectualisées, alors que le plaisir lui ne répond à aucune règle. Mais que cela ne vous empêche en rien de jouir sans entrave sans même vous soucier de ce que la science pense de VOTRE plaisir !!

 

* La dernière étude datant de janvier 2010, dite "la plus grosse recherche jamais menée au monde sur le point G", menée par une équipe du King’s Collège de Londres, composée de Tim Spector (professeur d’épidémiologie génétique) et Andrea Burri (psychologue bernoise) avait la conclusion suivante : "le point G est une donnée totalement subjective", signifiant que les orgasmes de celui-ci relèvent en fait de l'auto-suggestion.

Pour les besoins de cette étude, 1804 femmes âgées de 23 à 83 ans ont rempli des questionnaires. Il s’agissait uniquement de jumelles (exclusivement hétérosexuelles, curieusement). Partant du principe que les jumelles ont le même ADN, les deux chercheurs se sont efforcés de montrer qu’il n’était pas normal que certaines femmes aient un point G et pas leur sœur… Sur le plan génétique, il est “impossible” (ont-ils expliqué) qu’une jumelle présente une caractéristique physiologique et pas l’autre. “Si le point G existait, les jumelles en auraient chacune un, n’est-ce pas?”. “Faux” rétorquent d’autres médecins: «Les jumelles n’ont généralement pas le même partenaire sexuel donc pas les mêmes stimulus sexuels.»

Malheureusement les conclusions se résument à dire : puisqu’il ne s’explique pas, c’est qu’il n’existe pas.”

  

Source :

Tout savoir sur le point G et l’éjaculation féminine, par Deborah SUNDAHL, éditions Tabou

Osez découvrir le Point G, Ovidie, La Musardine

Les 400 culs, Agnès GIARD