Bienvenue chez Dollhouse

Erotic'Story

Train

train

Elle s’assoit lourdement sur la couchette du wagon, juste avant que le sifflet du contrôleur ne retentisse. Ouf, c’était moins une. Son sac à dos s’écroule à ses pieds, elle tape dedans pour le faire glisser sous le matelas. Le train démarre cahin-caha, elle sent son ventre qui gémit un peu et s’allonge sur la banquette. D’un mouvement adroit, elle envoie valser ses tongs. Il fait lourd dans le wagon. Son débardeur est fluide et léger mais la chaleur lui colle au corps. Elle a envie d’une cigarette. Elle n’a pas eu le temps de la fumer avant que le train ne démarre. Les trois autres couchettes sont vides mais deux valises, placées tout en haut sur les étagères près du plafond, lui prouvent qu’elle ne dormira pas seule cette nuit.
Tant mieux, elle aime la compagnie, les rencontres inattendues. Elle espère qu’il n’y aura pas de ronfleur dans le lot. La promiscuité des cabines de train l’a toujours dérangée. D’ailleurs elle ne réserve plus en cabines six personnes, elle s’y sent trop à l’étroit. Demain matin elle sera à  Nice, aux aurores, après une nuit à espérer le sommeil. Romain sera sur le quai, à l’attendre. Trois mois qu’ils ne se sont pas vus, qu’il ne l’a pas serré contre lui. Romain l’homme doux et rassurant. L’amant docile, un brin ennuyeux. Elle l’a trompé cette fois, parce que Romain vit loin, Romain est gentil, Romain est un peu trop naïf. L’autre était irrésistible et flambeur. Elle le méprisait mais il l’a bien baisée. C’est ce qu’elle cherchait dans cette soirée  : un type idiot mais beau, pour la baiser. Trois mois c’est long quand on a vingt-et-un ans. Il s’agissait juste de soulager son corps. Il a fait honneur à son sexe comme s’il buvait un bon vin, en connaisseur. Valait mieux qu’il ait la bouche pleine de toute façon car dés qu’il parlait, elle sentait son désir reflué à toute vitesse. Alors elle lui a bandé la bouche avec son foulard histoire qu’il la ferme. Il l’a chevauchée avec ardeur dans la chambre aux draps défaits, utilisée par d’autres avant eux.
Des rires lui parviennent du couloir et soudain, la porte s’ouvre. Elle en est irritée. La solitude lui aurait fait du bien finalement. Elle aurait pu se toucher en pensant à son amant d’un soir, cet abruti à qui elle a donné un faux numéro de portable. Un homme et une femme entrent en se bousculant. Ils sont plus âgés qu’elle mais pas vieux. La petite trentaine, ça lui va. Ils lui sourient d’un seul homme, leurs yeux pétillent. Ils sont collés l’un à l’autre et chancellent un peu, légèrement éméchés. Ils doivent revenir du bar. Elle se lève autant que possible dans l’espace étroit et déplie son grand corps pour se présenter. Ses cheveux châtains lui tombent sur les yeux et les épaules. Son débardeur se replace mal et dévoile sa poitrine. Elle fait mine d’être gênée, de se couvrir rapidement mais elle a le temps de voir leurs regards qui se ruent sur ses seins. Elle sent son pouvoir sur eux, sa jeunesse aguicheuse. Ils ont l’air excités tous les deux, ça crève les yeux qu’ils ont envie de faire l’amour.
-    Bonjour, je m’appelle Pauline.
-    Enchantée Pauline. Lui c’est Jérôme et moi Delphine.
Ils se serrent la main. Ils sont tous les trois pressés au milieu des couchettes, déjà complices. Elle les trouve séduisants, l’air épanoui. Delphine est une belle femme. Un pantalon droit moule sa minceur et son cul. Ses cheveux courts mettent en valeur son regard ardent. Jérôme est du genre beau gosse, altier. Sa chemise aux manches retroussées dévoile une poitrine musclée. Une telle observation sans équivoque est rare entre inconnus. Elle commence à penser que, peut-être, son fantasme de coucher avec un couple se réalisera cette nuit. Mais comment faire pour ne pas manquer l’occasion  ?
La nuit est totale derrière la fenêtre. Une simple veilleuse éclaire leur compartiment car aucun d’eux n’a allumé la lumière centrale. Trop agressive, trop directe, elle aurait anéantie l’ambigüité de la situation. Des bruits de fond leur parviennent à travers les parois. Jérôme a tiré le verrou. Pauline se rallonge sur son matelas le temps qu’ils préparent leurs couchettes. Les bras sous la tête, les aisselles dégagées, elle ne cherche pas à cacher son jeu. Si elle prend un livre, elle risque d’échapper à leur attention. D’ailleurs, ils ne cessent de lui jeter des coups d’œil et très vite, Delphine l’interroge  :
-    Tu pars à Nice pour le week-end  ?
-    Oui, je vais rendre visite à mon copain.
-    Ca fait longtemps que vous ne vous êtes pas vus  ?
-    Trois mois… C’est long  !
-    Trois mois l’un sans l’autre, je ne pourrais pas… ajoute-t-elle en se tournant vers son homme.
Il lui attrape le menton pour l’embrasser à pleine bouche pendant que son autre main caresse ses fesses à travers le pantalon. Quand il éloigne son visage de celui de sa femme, il regarde Pauline sur le côté. Le signal est clair, limpide, d’autant que Delphine se retourne à son tour. Pauline leur sourit comme une invitation à continuer. Alors Jérôme se fait plus entreprenant. Ses mains passent sous le t-shirt de Delphine, dévoile une épaule. La bretelle du soutien-gorge glisse le long du bras. Bientôt Pauline aperçoit un sein qu’elle a très envie de goûter mais c’est Jérôme qui s’en charge. Doit-elle se lever, les toucher  ? Le spectacle est aussi excitant que la pratique, elle ose à peine respirer.
Finalement, Jérôme lui tend la main et la tire vers eux. Elle se retrouve bouche à bouche avec lui pendant que Delphine lui dévore le cou. Des mains l’explorent de partout sans qu’elle sache à qui elles appartiennent. Le plaisir d’être touchée dans tant d’endroits en même temps la fait mouiller comme jamais. D’ailleurs sa bouche est maintenant rivée à celle de Delphine. Elle sent sa langue qui l’explore de l’intérieur, au plus profond, avec une sensualité fascinante. Le baiser n’a pas de sexe. Pendant que Delphine l’embrasse et lui caresse les seins, Jérôme s’est collé à son dos. Elle sent sa bite gonflée à bloc derrière sa braguette. Spontanément elle tend les fesses en arrière, prise d’un désir immédiat. Il ne se fait pas prier et bientôt, leurs pantalons tombent sur le sol. D’une main il déroule un préservatif sur sa queue, de l’autre Il écarte son string et ouvre ses fesses. Quand il la pénètre brusquement, Pauline pousse un cri. Delphine la tient, la presse contre elle pendant que Jérôme la fait tanguer sous ses coups. Ses mains à lui sont accrochées à ses hanches. Ses mains à elle ouvrent son cul pour qu’il la pénètre d’avantage. Pauline pense qu’elle n’a jamais autant joui mais alors, Delphine lui retire son débardeur et son soutien-gorge, et descend le long de son torse. Pauline est nue, debout, en prise à deux inconnus. Elle s’agrippe à la couchette devant elle pour ne pas défaillir de plaisir. Ses seins sont pressés en dessous. Delphine qui s’est assise sur le matelas inférieur les lèche avec une telle dextérité que Pauline ressent son téton aussi fort que s’il s’agissait de son clitoris. D’ailleurs Delphine poursuit sa route jusqu’à lui. Elle quitte la banquette pour s’assoir sur ses talons, le nez sous son nombril. Jérôme, qui n’a pas cessé ses assauts, écarte le sexe de Pauline et sa femme s’y engouffre, la langue tendue. Pauline pousse un hurlement sous la violence de l’orgasme.
-    C’est pas bientôt fini ce bordel  ?!
Des coups frappés contre la paroi les fait exploser de rire. Le voyage ne fait que commencer.