Bienvenue chez Dollhouse

Erotic'Story

Bar

bar

Assise au bar, Anaïs regrettait d’être venue. Son amie Laura l’avait pressée de l’accompagner. Le nez dans ses cheveux, la bouche collée à sa nuque, elle lui avait murmuré  :
«  T’en fais pas, c’est juste pour voir. Si ça te plait pas, on s’en va  ».
Anaïs ne pouvait lui résister. Laura la fascinait depuis le lycée. Sans attaches et sans tabou, Laura vivait dans l’instant et partout dans le monde. Elle refusait la stabilité rassurante et le travail répétitif. Chaque instant devait être source d’excitation. Elle en acceptait la contrepartie radicale  : l’absence de revenus fixes, le dénuement, la vie précaire au dépend des autres. Laura vibrait au contact des vagabonds, jouissait dans les squats des villes du monde. Laura la surprise, Laura l’aventure.
Alors Anaïs avait dit oui, je viens avec toi et l’angoisse dans son ventre ne l’avait plus quittée.
Elles avaient beaucoup bu pour se mettre en condition. Laura était juchée sur des talons immenses et instables qui lui donnaient une allure de poupée dégingandée. Sous sa redingote, une robe noire s’arrêtait à la limite des fesses et laissait apparaitre la totalité des cuisses. La couture apparente de ses bas noirs semblait dessiner ses jambes comme un trait de rimmel. Laura n’avait peur de rien et surtout pas de provoquer.
La ruelle était sombre et mal éclairée, l’humidité leur glaçait le sang. Laura s’arrêta devant une porte qui sembla minuscule aux yeux d’Anaïs. La cachette idéale des fantasmes les plus débridés. Laura frappa trois coups autoritaires. Leur écho fit sursauter Anaïs. Elle hésita à déguerpir sur le champ mais n’en eut pas le temps. Une main venait de soulever la lucarne pour demander le mot de passe.
Tous les regards se jetèrent sur elles quand elles entrèrent à l’intérieur. Des regards inquisiteurs et pénétrants qui affirmaient leur désir. Anaïs frissonna. Elle s’était transformée en proie, sa présence en ces lieux valait pour accord. Elle donna son manteau au vestiaire à contrecœur, se sentant totalement dépouillée. Au beau milieu de la pièce, Laura faisait déjà sensation. Sa redingote juchait à terre, son décolleté affolait la foule, son cul tendu à travers le tissu de sa robe s’affichait comme un appât. Tous les regards brûlaient pour elle.
Anaïs la vit passer derrière le rideau et descendre l’escalier, la main d’un homme encerclant sa taille. Juste avant de disparaitre, Laura se retourna et lui fit un clin d’œil. Anaïs s’installa sur un tabouret de bar et commanda un gin tonic. Voilà où elle en était, seule et terriblement mal à l’aise au milieu de cette avidité. Laura disparue, c’est sa jeunesse qui devenait l’objet de tous les désirs. Absorbée dans ses pensées, elle se demandait comment partir discrètement.
Elle s’aperçut qu’un couple la dévorait du regard sur sa gauche. Elle sourit maladroitement. D’un seul mot et d’une voix rauque de convoitise, la femme lui fit des avances qui la suffoquèrent  :
«  Seule  ?  »
Anaïs secoua la tête, répondit non merci dans un souffle et quitta son siège.
Elle s’enhardit à emprunter l’escalier. L’ambiance mystérieuse qui l’attendait en bas l’attirait et la terrifiait tout à la fois. Le couloir s’ouvrait sur des chambres sans portes dans lesquelles elle osait à peine jeter un œil. Dans la première, elle vit une femme à quatre pattes sur une table haute, nue sauf une ceinture qui scindait sa taille. Un homme la prenait par derrière, un autre lui pénétrait la bouche de son sexe par devant, sans vergogne. La femme ployait des deux côtés sous leurs assauts. Deux autres couples, assis sur les banquettes autour, contemplaient la scène. Anaïs en eut le souffle coupé. Dans la deuxième, elle vit un homme allongé sur un lit, les mains attachées à des cercles métalliques pendus au plafond. Deux femmes étaient assises sur lui. L’une d’elle, en position de grenouille sur sa bite, l’utilisait comme un godemiché, pendant que l’autre, ouvrait son sexe sur sa bouche. Face à face, elles s’embrassaient voluptueusement. Anaïs déglutit avec peine. Elle se retint d’ouvrir le rideau qui cachait l’entrée de la troisième chambre, pour voir ce qui s’y passait, mais les sons de jouissance qui en sortaient étaient si intenses qu’elle n’osa pas. Elle déboucha sur une salle plus grande, en arc de cercle. Des banquettes de velours rouge étaient disposées tout autour, sur lesquelles des hommes et des femmes buvaient une coupe de champagne, bavardaient ou se caressaient. Une femme se déshabillait avec lenteur en plein milieu, les yeux fermés et le corps offert.
Anaïs fut attirée par un groupe qui s’agitait dans un coin. Elle fut stupéfaite de reconnaitre Laura, totalement allongée et abandonnée, en proie aux caresses de deux hommes à ses côtés. Sa robe était ouverte, dévoilant une peau laiteuse qui contrastait dans l’obscurité. Son soutien-gorge gisait au sol ainsi que ses sandales, et ses bas lui avaient été retirés. Elle gémissait d’extase. Anaïs s’approcha. Excitée par ce qu’elle avait vu, elle eut soudain envie de prendre part au plaisir. Elle posa sa main sur celle de l’homme à gauche de Laura, la saisit et l’encouragea à se pousser. Il lui céda sa place et se tourna vers sa voisine, qui n’en espérait pas tant. Anaïs explora la poitrine de Laura avec attention. Celle-ci avait toujours les paupières fermées, à croire que peu lui importait l’origine des mains qui la touchaient. Anaïs remonta sa jupe et toucha la dentelle de sa culotte. Inspirée, elle glissa ses doigts dessous et les enfonça d’un coup dans sa chatte. Laura eut un hoquet de surprise et ouvrit les yeux. Elle regarda Anaïs profondément, sourit et lui passa la main dans le cou, pour la pencher vers elle. Leurs bouches s’unirent dans un baiser pendant que les doigts d’Anaïs poursuivaient leur ouvrage. Elle adaptait leur rythme au désir de Laura pendant que l’homme léchait ses seins. Laura criait de plaisir. Puis Anaïs roula son corps sur celui de Laura et leva les yeux vers l’homme pour l’encourager à les quitter. Au passage, elle aperçut un couple, assis juste à côté qui les observaient, subjugués. La bite du garçon était dressée hors du pantalon et sa femme le branlait d’une main, sans quitter Laura et Anaïs des yeux. Celle-ci glissa entre les cuisses de Laura et fit descendre sa culotte avec délicatesse. Quand sa langue rencontra le sexe de son amie, elle sut qu’elle allait s’appliquer à la faire jouir le plus lentement et le plus délicieusement possible et que le monde entier en serait témoin.