Bienvenue chez Dollhouse

Erotic'Story

Avion

avion

Il lui plaqua la main sur la bouche pour ne pas qu’elle crie. De ses dents, il lui triturait les tétons sans ménagement. Il savait ce qu’il faisait, le seuil à ne pas franchir avant que la douleur soit insupportable et ne fasse disparaître le plaisir. Il lui mordillait les seins pendant que ses doigts arrachaient ses vêtements, couraient sur ses cuisses. La chemise ouverte, la gorge déployée, le dos collé à la paroi, elle était toute à lui, offerte. Il la tenait sur le fil infime de l’excitation, la corde raide du désir. Aussi tendue que son érection qu’il sentait étouffer dans son pantalon.
Il ne connaissait même pas son prénom. Elle lui avait soufflé à l’oreille au tout début de leur corps à corps mais il était déjà au comble de la fébrilité et se fichait pas mal qu’elle s’appelle Nathalie ou Béatrice. Elle lui avait dit un truc attendu du genre «  Au fait, je m’appelle…  » mais il avait décroché parce que l’effervescence de son corps l’accaparait tout entier. Il n’en revenait pas d’avoir les mains sous sa jupe, le nez dans sa poitrine. Il savait que ces moments volés étaient rares, que peu de femmes acceptaient de baiser dans ces conditions.
Leur complexité le gonflait, leurs états d’âme aussi. Il voulait profiter de leurs corps, partager sa passion pour elles. Il ne leur manquait jamais de respect mais les faisait fuir par son appétit trop fort, son enthousiasme au sexe. Au lieu de profiter de ce qu’il voulait leur donner, elles s’enfuyaient en courant. Ou bien lui demandaient trop d’efforts et de ronds de jambe avant de conclure. Lui aimait l’improviste, la spontanéité et les lieux inattendus. Il était séduisant, les tempes grisonnantes mais l’œil vif, le corps souple et agile. Il leur plaisait, il le savait, mais elles jouaient aux Saintes-Nitouches dés qu’il leur proposait de monter chez elles. Il avait rarement connu le sexe pur, sans paroles, sans fleurs ni invitation au restaurant mais cette fois, dans les toilettes d’un aéroport, il vivait pleinement son fantasme.
Il l’avait repérée dans la salle d’attente parce qu’elle était belle, parce qu’elle était seule. Il trouvait toujours l’éclat au milieu de la médiocrité. Celle-ci était une vraie perle  : élancée, élégante, les cheveux longs parfaitement lisses et soyeux. Ca se voyait qu’elle n’était pas à Marrakech pour les vacances mais pour le travail. Elle se distinguait au milieu des touristes cramoisis par le soleil, des types en shorts et des gamins énervants. En tailleur et escarpins, les jambes croisées, elle lisait Le monde par-dessus ses lunettes cerclées de noir. Les intellos l’attisaient comme une braise mais la plupart du temps, elles étaient coincées comme les autres, voire un peu plus encore.
Pourtant c’est elle qui l’avait aguichée. Il s’était installé face à elle sur les fauteuils de la salle d’attente, les bras posés sur le dossier derrière lui, dans une attitude délibérément provocante et faussement décontractée. Quand elle l’avait aperçu par-dessus ses lunettes elle n’avait hésité que quelques secondes- le temps d’être sûre qu’il lui plaisait- avant de soutenir son regard. Elle y avait répondu par un sourire et sa main avait instinctivement touché le col de son chemisier blanc, juste au seuil de sa poitrine. Il avait observé sa peau à cet endroit, ses ongles peints qui l’effleuraient. Il s’était avancé vers elle en appuyant ses coudes sur ses genoux, les poings repliés sous son menton. Leurs regards toujours accrochés l’un à l’autre. Il avait manqué s’étouffer quand elle avait ouvert les cuisses sous son nez avant de replier les jambes dans l’autre sens, lui laissant le temps d’apercevoir sa culotte de dentelle blanche. Elle s’était penchée vers l’avant pour attraper son sac, avant de se lever, lui offrant ainsi une vue plongeante dans son décolleté. Il s’était redressé à son tour, les yeux rivés à son cul qu’elle balançait de gauche à droite. Il l’avait suivie jusqu’aux toilettes, se demandant comment la rejoindre discrètement. Mais elle était maligne et avait ouvert les toilettes des handicapés, au bout du couloir. Elle s’était retournée pour voir s’il avait bien compris son attention et lui s’était précipité à sa suite.
A peine avait-elle tiré le verrou qu’il l’attrapa, la colla contre le mur et se mit à la déshabiller frénétiquement. Elle l’avait tellement allumé qu’il bandait comme un fou. Il arracha les boutons de son chemisier, déchira son soutien-gorge avec les dents et mordit ses seins au bord de l’explosion. De son côté, bien que bloquée contre la paroi, elle dégrafait son pantalon, palpait ses fesses puis attrapait son pénis de ses deux mains. Il se retint de ne pas jouir de cette pression si soudaine, de ce désir tellement intense. Elle se dégagea, le repoussa à son tour contre le mur et assise sur ses talons, elle le prit tout entier dans sa bouche. La vision de cette sublime inconnue, à ses pieds dans les toilettes, le chemisier en loques dévoilant son torse nu et la bouche pleine de son sexe le fit suffoquer. Il la saisit par les cheveux et la souleva d’un seul mouvement. Il la posa sans ménagement sur le lavabo, les cuisses ouvertes. Sa bite était dure comme le silex. Il lui retira sa culotte, attrapa ses fesses et la pénétra avec passion. Les mains posées sur les bords du lavabo de chaque côté, penchée en arrière contre le miroir, elle accueillait chaque coup le plus profondément possible. Leur affrontement dura un moment jusqu’à ce qu’une voix féminine un peu électrique s’élève au dessus d’eux et leur intime d’en finir  :
« Dernier appel pour Mr Lebrun et Me Beaulieu pour le vol Air France n°6702 à destination de Paris. Ils sont invités à se présenter de toute urgence à l’embarquement, porte B. Je répète, dernier appel…  »