Bienvenue chez Dollhouse

NOS CONSEILS

L'Art de s'attacher

attacher


Comment s’abandonner à l’autre.


Le bondage est une pratique érotique qui consiste à immobiliser le corps de sa / son partenaire généralement au moyen de cordes, mais le terme peut parfois être utilisé pour l'utilisation de tout autre accessoire de contrainte.


En l’occurrence celui qui nous intéresse ici est le traditionnel, fait avec des cordes.
Et au regret d’en décevoir déjà certains il ne s’agit pas seulement de saucissonner l’autre à la one again afin d’en faire son objet sexuel personnel (bien que tout ceci semble déjà très alléchant) mais il s’agit en fait d’un rituel très structuré non sans risque et dont l’aboutissement doit mener à une exploration des sensations.

Dans le bondage donc (de l’anglais "bond" qui signifie lien), on ne ligote pas, mais on noue. La personne qui attache évolue ainsi autour de l’autre avec des mouvements très précis muni d’une ou plusieurs cordes qu’elle noue autour du corps de l’autre en maintenant celles-ci par des nœuds bien spécifiques. Ses nœuds sont ni plus ni moins inspirés des nœuds marins. Ils sont techniques car ils se doivent de bien tenir en place et ont également ont une grande valeur esthétique.
Car le bondage est avant tout une parure que l’on crée pour et autour du corps.
L'immobilisation complète du partenaire n'est pas nécessairement recherchée, c’est la posture qui est importante.

Au Japon, la pratique du bondage se décline sous le nom de Shibari, verbe signifiant attacher, ou Kinbaku, substantif signifiant ligotage; elle est issue d'une tradition historique militaro policière. D'abord à titre de châtiment institutionnel, un long cheminement lui a permis de transcender les supplices dans l'art, puis dans l'érotisme.

Souvent assimilée aux jeux SM car c’est en effet une pratique que les amateurs de BDSM apprécient tout particulièrement, le bondage érotique ou soft bondage se veut principalement un art à vocation esthétique. La personne attachée devient alors un objet de désir et en aucun cas une proie.

Entre art et dimension érotique, cette pratique est destinée au plaisir sexuel en sublimant le corps et en en stimulant des centres d'énergie en des points précis du corps que l’on retrouve dans la pratique du Shiatsu.

Ce jeu consensuel qu’est l’art de s’attacher est assujetti à des règles de sécurité bien précises que vous pouvez retrouver dans la rubrique Nos Conseils. En effet «  jouer  » avec des cordes n’est pas anodin, elles peuvent brûler la peau et les liens mal faits, surtout sans précautions, pourraient malmener, voir couper la circulation sanguine, ce qui serait alors fort regrettable pour votre partenaire …
Le bondage ne s’improvise pas, il s’apprend, alors veillez à être bien informé avant de commencer le jeu.
Autre précision, le bondage ne fait pas mal et ne doit en aucun cas faire souffrir, les cordes maintiennent le corps, mais ne serrent pas.

Même si il ne s’agit pas forcément d’une pratique de SM on parle malgré tout de «  dominé dominant, de top ou de bottom, tout cela pour désigner celui ou celle qui attache et celui ou celle qui est attachée.
A vous, ensemble, de définir vos propres règles, de décider qui fait quoi et libre à vous d’inverser les rôles. Respectez juste le souhait et le désir de l’autre. Certaines personnes détestent l’idée d’être attaché alors que le fait de contraindre les mouvements de l’autre peut s’avérer lui être très excitant. Attacher est une lourde responsabilité et implique que la personne doit être extrêmement vigilante aux réactions de l’attaché
Quant à l’attaché, il doit avoir suffisamment confiance en l’autre pour s’abandonner entre ses mains, et ses cordes  !! Connaître la personne et bien définir avant la séance des règles à respecter ensemble, et établir d’un mot clé qui permettra de sortir du jeu pas seulement en cas de douleur ou de fatigue, mais également si jamais la personne ressent une pression ou une gêne psychiques.

Il existe différentes cordes utilisées en bondage, principalement deux sortes  : les naturelles et les synthétiques.

De nos jours, les plus utilisées sont celles en nylon, plus douces que les cordes traditionnelles, elles sont plus maniables car très souples et les plus simples à trouver. Elles ne nécessitent aucun entretien ni traitement particulier. Leur unique inconvénient réside dans le fait que les nœuds ont tendance à glisser s’ils ne sont pas suffisamment serrés. Les cordes en Nylon sont idéales pour les débutants.

Ensuite viennent les cordes dites traditionnelles, des cordages rugueux constitués de plusieurs brins en fibres naturelles, elles peuvent être à base de coton, de paille de riz, de chanvre, de jute ou encore en toile.

La corde de Coton d’aspect mat, moins souple doit être lavée, puis manipulée afin de l’assouplir. Les nœuds restent bien en place avec celle-ci et sa texture est douce sur la peau.

La corde en chanvre est LA corde par excellence car c’est la traditionnelle utilisée au Japon et par tous les puristes. Elle doit être préparé afin de devenir un temps soit peu confortable à l’utilisation. Pour cela il faut la faire bouillir, la lisser et la huiler afin d’enlever tous les résidus naturels de la fibre qui ont un effet paille, relativement, pour ne pas dire atrocement, exfoliant pour la peau. Voilà pourquoi elle ne peut s’utiliser sans être préparé au préalable.
Dans les Nos Conseils, vous pouvez retrouver le mode d’emploi de préparation pour le chanvre … Prendre son temps pour travailler une corde fait aussi partie du rituel  !!

Les techniques du bondage traditionnel japonais utilisent des cordages d'environ dix à quinze mètres de longueur. 

Mais en tant que débutant vous seriez bien embêté avec 15 mètres de cordes  !!
La bonne longueur à choisir dépend de votre niveau de pratique mais surtout de ce que vous souhaitez faire avec, de quelle partie du corps vous désirez lier.
Les longueurs de cordes vont par série selon votre taille ou celui de votre partenaire, par exemple  : 5 mètres pour poignets ou chevilles, 10 mètres pour buste et 20 mètres pour tout le corps.

Un bon compromis est une corde courte de 3 à 5  mètres qui vous permettra déjà d’obtenir de bons résultats. En avoir plusieurs de cette longueur peut vous permettre de modifier ou compléter des figures déjà en place sur le corps ou d'ajuster la tension d'une corde sans toucher aux autres. Plus vous aurez la technique plus il sera agréable de travailler avec de longues cordes.

Les diamètres des cordes doit être entre 8 et 12 millimètres afin de ne pas pénétrer trop profondément la peau, tout en la marquant suffisamment pour donner une impression de souffrance (juste une impression). Les nœuds seront, en outre, plus esthétiques et plus faciles à défaire.

Plus le corps se trouve lié et contraint, plus l’esprit se libère et s’évade.
La notion de liberté et d’abandon est celle qui revient le plus souvent lorsqu’on parle de bondage.
Le corps ainsi immobilisé, l’esprit devient alors plus réceptif et toute contrainte s’évapore. On prend aussi tout simplement conscience d’avoir un corps, ce qui pourrait sembler une évidence mais à ce moment là «  avoir  un corps  » prend tout son sens. C’est le lâcher prise qui permettra d’aller au fond de l’expérience, de s’abandonner à l’autre.

La personne soumise prend du plaisir par la tension de la corde qui fait pression sur les zones érogènes, les points d’acuponctures du corps ou les parties génitales. L'intensité des sensations procurées au sujet ligoté est fonction de sa position. Le bondage japonais est connu pour faire appel à des positions asymétriques qui exagèrent l'impact psychologique du bondage
Prêter son corps au bon vouloir d’un(e ) partenaire de jeu et ne rien avoir d’autre à faire est très excitant, c’est comme faire un don de soi.

Ca peut aussi être un plaisir très narcissique, comme ces moments où l’on se donne seul du plaisir, qui mène à une sensation de vertige, au bord de l’orgasme.
Se voir ainsi attaché telle une sculpture permet de se voir sous un autre jour (ou angle), peut aider à se sentir une autre, plus femme, plus belle, et paradoxalement en harmonie avec son corps.

Le rituel s’achève au moment où les cordes se dénouent et où apparaissent alors sur la peau les empreintes des cordes comme un tatouage, comme une trace indélébile de ce moment partagé, mais qui s’effaceront pourtant dans les quelques minutes qui suivent.
En se faisant attacher, on se libère, en sentant les nœuds se former, on se dénoue.

Si vous découvrez cette technique ou bien si vous n’avez pas osé vous lancer car vous n’avez aucune notion de bondage sachez qu’il existe de très bons guides d’initiation pour débuter. Alors ne serait-il pas temps d’oser  ?